En équilibre entre deux saisons

 

C’est l’histoire d’une vallée, en équilibre entre deux saisons. Les ors et le blanc, la douceur d’octobre et le piquant de novembre.

Les jours qui raccourcissent, la lumière qui se fait rasante. Les derniers moments à crapahuter à pied, l’au revoir aux lacs avant la grande glaciation hivernale.

 

Parfois la météo hésite, le blanc descend lécher les aiguilles encore flamboyantes des mélèzes. Leur tapis s’épaissit au bord de la petite route qui serpente jusqu’au terminus de Laval, la rivière grossit avant de sauter dans le vide de Fontcouverte.

Et puis on a la chance d’être là quand ces deux moments se rencontrent, quand ils tendent entre eux un lien invisible et hésitant. Le vent se mêle au jeu pour découvrir l’œuvre de la nuit. Les sommets ont blanchi, mais les mélèzes tiennent bons.

 

Orange et blanc. Bleu du ciel et roche anthracite. Chalets de bois perdus dans l’immensité. Autant de beauté encore sauvage qui picote aux coins des yeux, tant par la fraîcheur de l’air que par la beauté de l’instant.

Ne pas oublier de respirer, d’imprimer ces images et sensations sur la rétine et dans le cœur. Un peu sur la pellicule aussi.

 

Bienvenue au cœur de la haute vallée de la Clarée, en équilibre entre deux saisons.

En équilibre entre deux saisons

Vaisseau amiral drômois

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